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Les tendances Hi-Tech et Social Media pour 2012

Christophe Lefevre Chris Lefevre
10min de lecture
L’année 2011 se termine avec son lot d’innovation. Si du coté de chez Apple, la révolution de l’année s’appelle Siri, on retiendra particulièrement l’arrivée de Google+ et la réponse de Facebook avec «timeline», le profil public et le ticker, par contre, les grandes tendances prévues autour de la géolocalisation et la curation n’ont pas fait tellement de bruit. Qu’importe, si en une année, une startup peut devenir indispensable, il en faut souvent plusieurs pour qu’une technologie ou une tendance se confirme. À travers les tendances prévues de 2012, je pense que certaines ne marqueront les esprits qu’en 2013. Je pense notamment au NFC, cette technologie de communication en champ proche (Near Field Communication) qui sert essentiellement à faire des payements avec son smartphone. Sincèrement, je pense que beaucoup de smartphones le proposeront en 2012, mais qu’il faudra attendre au moins 2013 pour entrevoir une réelle utilité à cette technologie. 2012 pourrait être l’année des tablettes (or iPad) selon certains, mais pour moi, il faut également attendre 2013 pour que Microsoft trouve aussi ses marques sur ce marché juteux. Le CES 2012 devrait présenter de nombreux caméscopes et APN 3D, mais pour moi, la 3D est une technologie que l’on maitrise encore trop mal aujourd’hui. Après tout, pourquoi la vision d’un film ou d’une photo en 3D ne pourrait pas nous sembler plus naturelle? Nous voyons en 3D depuis notre naissance, non. Voici pour moi les grosses tendances de Web et High-Tech de 2012 : La télé connectée et la social TV. Alors que les développeurs et les entreprises commencent à faire confiance à Android qui semble pouvoir détrôner iOS sur smartphones et tablettes, un combat se prépare depuis quelque temps entre les mêmes acteurs sur la télévision intelligente. Apple se rapproche de plus en plus des grands groupes de médias pour concevoir avec eux la télé de demain. On ne parle plus seulement d’un petit boitier iTV à associer à son téléviseur, mais carrément d’une télévision complète et intelligente qui pourrait interagir avec des gestes ou la voix. Imaginez, si Siri se trouvait dans votre TV, vous lui demanderiez «Siri, peux tu me préparer une soirée romantique ?» Et votre TV programmerait votre soirée TV. Cette télévision, on l’a tous déjà vue dans des films de Science-ficion, mais en 2012, Apple devrait la commercialiser. Si Apple (ou Google) invente la killer application de la TV de demain, nous risqueront tous de rapidement passer à la TV interactive et à partir de ce moment là, un nouveau marché s’ouvrirait pour les médias sociaux, la Social TV. Il existe déjà des startups qui s’appuient sur la SocialTV telle que GetClue, mais il n’est pas exclu que Google arrive à placer son propre écosystème Google + au coeur de la TV grâce au succès d’une futur GoogleTV améliorée. Le Second Screen. Le second screen sera clairement la tendance de 2012 pour les médias télévisés, car de plus en plus de personnes surfent en regardant la TV, c’est une réalité. La télévision devrait offrir des expériences complémentaires sur ses shows et séries aux spectateurs qui disposent d’iPad, iPhone ou une tablette Android. Par exemple, lorsque vous regardez «qui veut gagner des millions», vous pourriez tester vos connaissances sur le même jeu de question que le candidat, voire, essayer les questions auxquels il n’a pas pu découvrir. Mais pour moi, cette tendance sera temporaire, car les «applications on screen» devront apparaitre avec les TV de demain. Elles permettraient, par exemple, de pouvoir améliorer un programme TV avec une surcouche interactive. L’après «like» de Facebook et l’offensive de Google +. Facebook a réussi à imposer son bouton «Like», beaucoup moins innocent qu’il n’y parait, à travers le web. Mais s’il y a des choses qu’on «Like», d’autres actions sont tout aussi intéressantes: ce que vous écoutez, lisez, mangez, visitez, ... Toutes actions vont progressivement apparaitre partout sur le web et seront visibles sur votre profil Facebook. De plus en plus de sites voudront permettre (ou imposer) à leurs membres de partager toutes leurs actions en temps réel sur Facebook, à l’image de Spotify. Je ne serais pas étonné de voire apparaitre des QR code sur les tickets du MacDo que vous pourriez scanner avec une app iPhone afin de partager votre menu sur Facebook. Qui pourrait scanner sa nourriture, me diriez-vous? Vous seriez étonné du nombre de jeunes qui se prendraient au jeu, surtout si une contre partie est à gagner. Comment les internautes vont accueillir ces évolutions du bouton like? Difficile de prévoir, mais j’ai bien peur que certains sites n’abusent des nouvelles possibilités offertes par l’Open Graph de Facebook qui est encore, à l’heure ou j’écris ces lignes ouvertes uniquement à des partenaires privilégier de Facebook. Pendant que Google associe progressivement tous ces sites autour de son réseau social Google+, Facebook s’impose de plus en plus comme étant un réseau social indétrônable tant il arrive à s’imposer au coeur des autres sites web et écosystèmes. Comprenez que de plus en plus de médias sociaux ont intérêt à s’appuyer sur Facebook pour pouvoir obtenir une base solide d’utilisateurs connectés entre eux. Facebook devrait beaucoup marquer l’année 2012, bien plus que l’année 2011, car il devrait entrer en Bourse aux alentours du printemps, ce qui pourrait le valoriser à plus de 100 milliards de dollars. Je pense que les actionnaires attendront un coup de génie de la part du géant pour montrer qu’il peut aller encore plus loin dans sa conquête du web et beaucoup de rachats et d’innovations sont à prévoir. Mais comment Google va pouvoir tirer son épingle du jeu face à un géant bleu qui continue à s’imposer de plus en plus? Je pense sincèrement qu’un grand nombre d’actions peuvent rendre l’usage d’un profil Google+ plus indispensable, mais son utilité doit être diffèrent de celle d’un profil Facebook. Pourquoi ne pas s’ouvrir en permettant, par exemple, d’associer son profil Facebook, Twitter et Google+. En fait, ce n’est qu’une question de temps avant que Google n’offre une API aux développeurs permettant à Google+ de devenir un outil ouvert et puissant. Social Shopping et Geolocalisation. Les boutiques en ligne sont très ingénieuses lorsqu’il s’agit de trouver des astuces pour vendre plus. Ainsi, les achats groupés et le couponing sont en plein effervessance et le e-commerce va de plus en plus se servir de vous pour se faire de la publicité sur les médias sociaux; il pourra vous proposer de faire des achats groupés, en invitant vos amis Facebook à profiter de la même offre que vous, ou vous proposer des coupons, des bons de réductions en échange d’un like sur Facebook ou d’un check-in sur Foursquare. Il faut noter également que pour Facebook, l’un des axes de développement les plus rentables serait la création d’un concurrent à eBay, au sein même du réseau social. Ils ont déjà essayé, mais sans grand résultat. Est-ce une raison pour abandonner? Je ne pense pas, d’ailleurs, je suppose que Facebook peut devenir une solution clé en main pour que n’importe quel vendeur en ligne. Imaginez si Facebook vous offrait la puissance d’une plateforme telle que Ebay associée aux caractéristiques sociales des «Branded Page», ce serait peut être même plus efficace que de vous construire votre propre boutique en ligne. Le simple achat d’une paire de chaussures pourrait se trouver sur votre timeline, créant un sorte de publicité ciblée sur Facebook en échange de coupon de réduction, cette publicité en ligne sera également géolocalisée si votre achat est réalisé dans une boutique ayant pignon sur rue. La géolocalisation devrait prendre de plus en plus de place dans notre quotidien grâce aux smartphones, mais chez nous, Foursquare n’a pas suffisamment percé pour faire partie de notre quotidien comme Facebook qui justement, s’intéresse beaucoup à la géolocalisation et qui a racheté Gowalla. Pourquoi? Je pense que le géant essaye de sortir de plus en plus de l’ordinateur pour marquer de nombreuses présences dans notre monde réel en s’appuyant sur les commerces, restos, et autres établissements cherchant une nouvelle forme de publicité sur le net. L’HTML5 remplace progressivement le flash et l’XHTML On y arrive, sisi, l’HTML5 et le CSS sont de plus en plus courants sur le web, et ce, grâce à Google. C’est bien simple, les médias sociaux imposent de plus en plus l’utilisation d’un navigateur HTML5 pour un fonctionnement optimal et Microsoft, lui même, a annoncé vouloir lâcher le flash, le principal concurrent de l’HTML5. Remarquez également qu’Internet Explorer a perdu énormément de terrain. Sincèrement, il ne manque plus grand-chose pour que le web évolue d'un bond, mais n’oublions pas que l’HTML5 est lui même évolutif. En effet, l’HTML à partir de la version 5 ne devrait plus être décliné en nouvelles versions, mais rester en constante évolution. Ça signifie qu’un navigateur aux normes HTML5 d’aujourd’hui ne le sera plus forcément demain et que les web développeurs devront toujours s’appuyer sur un nombre limité de fonctionnalités évoluées. Heureusement, les futurs versions de IE disposeront d’un système de mise à jour automatique comme Firefox et Google Chrome, ça devrait faciliter grandement les choses. Les boutiques d'applications. Prévu fin 2012, Windows 8 devrait beaucoup faire parler de lui. Il intégrera son propre market ( comme l’appstore de Apple), supporterait totalement les écrans tactiles et sera peut-être le premier iPad Killer. Les jeux et les applications ne se vendent plus en magasin, mais dans les différents App Store. Ainsi, une application doit de préférence se trouver sur l’Appstore d’Apple, l’Android Market de Google et le Windows market de Microsoft. Ajoutez à ça les boutiques d’applications d’Amazon, Nokia, Sony, voire Nintendo et nous commençons à entrevoir les difficultés qu’ont les studios de développement de couvrir tout le marché. Aujourd’hui, les développeurs se focalisent encore beaucoup sur l’Appstore d’Apple en priorité, mais Microsoft et Google peuvent arriver à proposer des plateformes qui permettent de couvrir un parc plus grand d’utilisateurs pour des couts de développement inférieur. Dans ce cas, Apple pourrait se voir détrôner. PS Vita, Wii U, PS4 et XBOX 720 et le jeu vidéo en Cloud Computing 2012, ce sera l’année ou la nouvelle portable de Sony devra arriver à convaincre sur le marché des consoles portables, là où Nintendo se fait de plus en plus boudé par les développeurs. Pour Noël 2012, c’est la Wii U qui devrait débarquer avec un mixe de la console de salon et de la tablette. Intéressants, mais en 2012, Sony et Microsoft devraient également dévoiler les premières images de leurs prochaines consoles hyperpuissances, ils pourraient couper l’herbe sous le pied de Nintendo. Avec les accès internet illimités, le jeu vidéo dispose d’un nouveau support, le Cloud computing sur lequel se base OnLive. Cette petite révolution vidéoludique qui est en train de se mettre en place, va changer le monde des jeux vidéos, puisqu’une simple tablette Android, un iPad ou un boitier TV vous permettra de jouer à la PS3, sans la posséder. Onlive ne sera pas la seule solution pour jouer à la PS3 en Cloud, ainsi, l’HTML5 et navigateur Google Chrome sont maintenant capables de reconnaitre une manette de jeu, ce qui signifie qu’il est tout à fait possible de développer une plateforme de jeux vidéo en nuage qui s’appuie sur l’HTML5, intéressant, non? Remarquez, les interfaces Wii et Kinect ne fonctionneront jamais correctement en Cloud computing, forcément. La presse sera de plus en plus digitale En 2010, déjà, la presse en ligne aux États-Unis l’emportait en terme revenus publicitaires sur la presse papier et récemment, une étude a indiqué que le nombre de lecteurs Américains de la presse en ligne a dépassé le nombre de lecteurs de la presse papier. Sommes-nous arrivés à la fin de l’histoire de la presse papier? Je pense sincèrement que, tout comme les majors, la presse doit changer en profondeur et de plus en plus s’appuyer sur le web et les nouvelles technologies. Amazon, Apple et Google tentent de la séduire avec des supports qui semblent mieux adaptés à la lecture de news que le PC. Chez nous, il faudra certainement plus de temps pour que le web l’emporte sur le papier, ne fut-ce que par ce que les réseaux 3G sont moins populaire, mais il ne faut se faire d’illusions, le papier va mal. Si la tablette devient le premier support de consultation de la presse, il ne faut pas pour autant croire que la presse papier doit être la seule à ne pas devoir évoluer, les sites de news seront face à une concurrence qui a une bien meilleure expérience de la mise en page et de l’éditorial et qui est habitué à écrire des articles en profondeur, là où les sites font souvent de la hotnews écrite à la volée avec un maximum de mots clés. Cette presse devrait essayer de convertir son lectorat vers un modèle numérique payant, ce qui ne sera pas facile, soyons clairs. Il ne serait pas impossible que l’actu en ligne se distingue progressivement entre 2 modèles : Premium avec abonnement et basique, gratuite avec de la pub. Le 3e format de news en ligne qui devrait de plus en plus se développer serait celui qui va s’appuyer sur de l’agrégation de contenu textuel, visuel et vidéo à la fois payant et gratuit. Je pense d’ailleurs que ce format a beaucoup d’avenir. Abonnons-nous! Finalement, je pense que 2012 va être une année de changement sur le web avec un retour progressif aux modèles payants, mais par abonnement, cette fois. Fini l’achat du MP3 à la pièce, je pense que dans quelques années, nous serons habitués à prendre un abonnement musical, un abonnement news, un abonnement VOD, un abonnement jeux vidéos, et celui qui saura les combiner intelligemment afin de proposer une offre unique et alléchante, que ce soit Google, Amazon, ou votre FAI, sera à la tête d’un des business les plus importants du web et ce serait certainement la meilleure façon d’enrailler le piratage.

Christophe Lefevre
A propos de l'auteur Chris Lefevre, consultant en solutions digitales. Je vous propose mes services pour améliorer votre visibilité sur les nouveaux médias.

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