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Les travailleurs et les robots devront s’affronter à armes égales

Christophe Lefevre Chris Lefevre
3min de lecture

… et c’est pour cela qu’il faut rendre l’humain plus compétitif !

Demain, les robots voleront nos emplois, en tout cas, une belle part. Pour l’éviter, certains parlent de « taxe robot », une erreur selon moi, car à l’image de la Chine qui propose une main-d’oeuvre trop bon marché, certains pays, au coeur même de l’Europe, ne taxeront pas les robots et centraliseront les usines des multinationales.

Les pays comme la Belgique et la France habitués à taxer lourdement l’emploi taxeront les robots afin de protéger la poule aux oeufs d'or, c’est certain !

Le problème, c’est que nos états ont toujours trouvés logique de taxer lourdement les salaires, cette manière de fonctionner doit être remise en question. À l’inverse du chômeur, chaque travailleur contribuerait à l’économie même si son salaire n’était pas taxé.

En déplaçant la fiscalité du travail vers les bénéfices et dividendes, on pourrait créer des situations inédites, par exemple, certaines entreprises seraient forcées d’engager plus de travailler pour rester à l’équilibre et rassurer leurs actionnaires. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse.

Taxer les revenus plutôt que la façon dont ils sont obtenus, c’est également éviter de se trouver face au dilemme « qu’est-ce que un robot taxable ? »

Doit-on se passer d’un robot qui aide le travailleur pour des raisons fiscales, doit-on taxer aussi les logiciels ? Un comptable peut être remplacé par un logiciel dans le cloud, il faut le taxer ? On taxe l’IA ? Comment différencier un algorithme d’une IA ?

Admettons que l’on arrive à taxer les robots comme des humains, il reste le problème de la valeur du travail. Un robot pourra peut-être réaliser 4 fois le travail d’un humain pour le même prix, autant dire que l’emploi sera toujours menacé.

Selon certains scénarios d’experts en intelligence artificielle, les travailleurs devront accepter de diviser leur salaire par deux, les humains ne pourront alors plus vivre de leur travail.

Défiscaliser l’emploi n’est pas une solution, c’est une obligation et une entreprise pourrait même recevoir des subsides si elle décide d’engager un travailleur plutôt qu’un robot.

Pas mal, mais comme expliqué précédemment, pour que ceci fonctionne, il faudrait que l’impôt glisse du travail vers les dividendes et ça, ça semble impossible. Après tout, quel gouvernement oserait se mettre toute la classe capitaliste sur le dos ?

Et bien, détrompez-vous, ce scénario est possible. Nous vivons en démocratie et dans un monde où l’emploi se ratifierait et les salaires seraient trop faibles pour pouvoir se loger, il est certain que nous voterions massivement vers de nouveaux mouvements politiques anti-capitalistes.

Finalement, l’avenir de l’emploi, nous le prépareront aussi en travaillant avec les multinationales, avec des solutions très à gauche, d’autres très à droite, ne soyons pas stupide, des cadeaux fiscaux, il en faudra.

Une entreprise qui engage 10 000 personnes, mais ne paie pas de taxe, c’est mieux que 10 000 chômeurs.

Nous pouvons aussi être précurseurs dans la fabrication de robots, et développer de nouveaux emplois. Demain n’est pas écrit.


Christophe Lefevre
A propos de l'auteur Chris Lefevre, consultant en solutions digitales. Je vous propose mes services pour améliorer votre visibilité sur les nouveaux médias.

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