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Quand les piliers du Web 2.0 s'effondrent

Christophe Lefevre Chris Lefevre
4min de lecture
C’est un des gros sujets de ces derniers jours: que va-t-il se passer avec Delicious? On a parlé dans un premier temps de la suppression de célèbre site de social bookmarking, puis de la volonté de la part de Yahoo de vendre la plateforme (après avoir licencié tous les employés) . Certains font des prédictions : «il pourrait être racheté par Diigo?» ou «offert à la communauté». En ce qui me concerne, j’ai toujours considéré Delicious comme un second Digg, moins axé news, un site où l’on pouvait trouver les meilleures pages du web, mais depuis Twitter avec ses «social curators» ont prit un peu ce rôle. Bookmarquer, n’est-ce pas un peu dépassé? Non, c’est surtout peu lucratif comme service. Peut-on gagner de l’argent avec des millions de liens? Un peu, mais pas de quoi faire tenir une société et ses serveurs, c’est pourquoi, quelle que soit la prochaine étape de la vie de Delicious, j’ai du mal à croire qu’il survivra très longtemps. L’un des avantages des premiers sites Web 2.0, c’est d’avoir offert des apis complètes qui permettent à n’importe quel développeur de créer des applications utilisant le service, sans pour autant passer sur le site. Ça signifie que l’on peut prendre sans rien donner, même pas une visite, n'est-ce pas triste, voire dangereux? On peut tout à fait dire que l’on utilise Delicious, alors qu’en fait, on utilise un simple plug-in. Ce n’est pas anodin si Facebook fonctionne de façon tout à fait différente où sa présence sur les sites reste sous son contrôle. Twitter l’a également compris, mais plus tardivement, aussi, maintenant, celui-ci a décidé de fournir ses propres clients et de contrôler mieux l’usage de son Api. Entre nous, je pense qu’il faudra plus qu’une série de tweets sponsorisés pour payer le coût d’utilisation de l’infrastructure. Après autant d’années de «Web 2.0», trouver un business modèle solide pour un site reste un défi presque impossible. Alors qu’à la base, on investissait dans des startups en restant persuadé que l’avenir offrira la réponse sur un plateau, pas étonnant que les piliers du Web 2.0 s’effondrent aujourd’hui! Il y a peu, quelqu’un m’a dit que Flickr, contrairement à Delicious, sera toujours maintenu, puisqu’il rapporte de l’argent. OK, c’est vrai, le modèle freenium de Flickr marche, il ne devrait donc pas d’inquiéter... Sauf que son audience chute à une vitesse vertigineuse. En fait, Flickr souffre également du succès de Facebook, qui permet de partager des photos dans des qualités de plus en plus acceptables et Twitter, à travers les services rattachés tels Twitpic, Instagram et Yfrog. Sans pour autant dire que les comptes payants sont directement en danger, je pense que la baisse d’audience ne risque pas d’aider Flickr dans son développement, au contraire, Flickr se marginalise. Il y a quelques années, on imaginait tous que Digg allait entrer en France par la grande porte et massacrer le paysage francophone de ses clones, il fut le premier géant du Web 2.0 à montrer sa difficulté à survivre à la nouvelle génération du Web 2.0. Je dois dire que Twitter et même Facebook, ont très largement contribué au désintéressement de l’internaute pour ce site qui fut pourtant le plus grand succès de l’intelligence collective engendrée par le web. A voir les courbes, il semble que le site chute réellement depuis cet été, tout comme Delicious. Les nombreux changements n’ont pas eu les effets désirés. En toute sincérité, je pense que le sort de Digg est déjà joué, il creuse ... Et que deviennent Bebo, Hi5, Orkut et Frienster, ... et Myspace ? Même si je n’en ai jamais été fan, je dois avouer que Myspace était un précurseur et le leader en matière de réseau social. Aujourd’hui, largement dépassé par Facebook et même Twitter, Myspace se cherche. Aux dernières nouvelles, l’ancien leader ne se positionne plus comme un réseau social, mais comme une plateforme de contenu et divertissement, ce qui explique le choix d’avoir ajouté Facebook connect. Ces sites ont fait le web d’aujourd'hui, mais leurs succès font partie du passé. Aujourd’hui, on ne parle plus que de Google, Facebook et Twitter. Je me demande parfois si mes enfants ne rigoleront pas, lorsque je leur dirai que l’on avait peur de la place que prennent Facebook et Google dans nos vies. Après tout, il serait fou de penser que ces géants résisteront aux 20 prochaines années lorsque l’on regarde les 20 dernières...

Christophe Lefevre
A propos de l'auteur Chris Lefevre, consultant en solutions digitales. Je vous propose mes services pour améliorer votre visibilité sur les nouveaux médias.

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